Théâtre • Les Amours tragiques de Pyrame et Thisbé

précédé d’une farce comique Les Trois bossus

par le Théâtre de l’Incrédule
mise en scène : Benjamin Lazar
collaboration artistique : Louise Moaty
scénographie : Adeline Caron
costumes : Alain Blanchot
maquillages : Mathilde Benmoussa
lumières : Christophe Naillet

avec Lorenzo Charoy, Julien Cigana, Benjamin Lazar, Anne-Guersande Ledoux, Louise Moaty, Alexandra Rübner, Nicolas Vial

Pyrame et Thisbé s’aiment depuis longtemps, malgré la surveillance de la mère de Thisbé, la jalousie du père de Pyrame, et enfin celle du roi qui projette de faire assassiner le jeune homme. Un jour, n'y tenant plus, ils décident de s'enfuir et se retrouvent, à la nuit tombée, auprès du tombeau de Ninus, au-dessus duquel pousse un mûrier dont les fruits, en ce temps-là, étaient blancs. Thisbé arrive la première mais un lion survient ; elle s'enfuit alors et, dans sa hâte, laisse tomber son foulard que la lionne déchiquète et macule du sang de sa précédente victime. Sur ces entrefaites, Pyrame arrive et trouve le voile ensanglanté par le mufle du lion. Croyant Thisbé morte, il se poignarde au pied du mûrier. Thisbé, de retour sur le lieu de rendez-vous, désespérée, se donne la mort à son tour. Le sang des amoureux se mêle au pied de l'arbre et les racines s'en abreuvent. Depuis ce drame, les fruits du mûrier qui étaient blancs à l'origine sont devenus de couleur sombre et leur jus pourpre… L’histoire est inspirée d’une des nombreuses histoires d’amours impossibles racontées par Ovide dans Les Métamorphoses. Mais dans la pièce de Théophile de Viau, libre-penseur condamné pour athéisme et libertinage, les répliques comiques et satyriques côtoient les vers amoureux et les personnages burlesques les héros. Le Théâtre de l’Incrédule tentera de souligner l’originalité de cet auteur. Poursuivant sa recherche sur les techniques de l’acteur au XVIIe, la compagnie démontre une fois de plus qu’une telle démarche, loin de réduire les œuvres représentées à une lecture unique, contribue à en souligner à la fois l’étrangeté et la modernité.

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Jeudi 12 novembre 2009 • 20h00


Crédits photos : © RMN / Hervé Lewandowski

« Ne t’en vas point sans moi, ne me fais pas ce tort, tu ne me réponds rien mon cœur, tu n’es pas mort - Les Dieux ne meurent point, la nature est trop sage - Pour laisser ruiner son plus aimable ouvrage. »

 

Théophile de Viau

Tarif C
Durée : 2h45 avec entracte

Production déléguée Le Théâtre de l’Incrédule
Coproduction Théâtre de Caen - Théâtre de l’Incrédule - Maison de la Culture d’Amiens - Scènes du Jura, Nouveaux espaces Nouvelles formes
avec le soutien du Théâtre du Château d’Eu, de la Région Haute-Normandie, de la Région Basse-Normandie, du Ministère de la Culture - DRAC Haute-Normandie


avec le soutien de l’ODIA Normandie / Office de Diffusion et d’Information Artistique de Normandie