Danse • Paupière

par la Compagnie Itra

chorégraphie et interprétation : Sophie Lamarche Damoure
musique : Henryk Gorecki
lumière : Nicolas Girault
regards extérieurs : Marine Fourniol et Coralie Banchereau
installation plastique, costume : Sophie Lamarche Damoure

C’est la sculpture monumentale L’Araignée de Louise Bourgeois qui a présidé à la conception de la pièce Paupière. La rencontre avec cette araignée géante, puissante et pourtant frêle et sans poids, sous laquelle le visiteur ressent une sensation d’emprisonnement, d’oppression mais aussi de protection, a donné en effet une direction de travail à Sophie Lamarche Damoure. L’installation plastique pose volontairement un lieu imaginaire, anachronique et confère au spectacle une dimension atemporelle : les paupières closes, tel un cocon rouge, une forme inhumaine se meut sous une structure tentaculaire. La composition musicale contemporaine pour instruments à cordes d’Henryk Gorecki, interprétée par le Kronos Quartet, renforce cette dimension fantastique, hors du temps. Mais c’est le vocabulaire gestuel de la danseuse, s’animant peu à peu, par gestes saccadés, qui fait la particularité de la chorégraphie de Paupière. Par ce langage, l’artiste investit ce corps de femme-insecte arachnéenne, sans yeux pour voir, uniquement réceptive à des sons qui lui viennent de très loin - certaines araignées sont pratiquement aveugles et ne sentent que des ondes et des vibrations. Sophie Lamarche Damoure, dont la compagnie est implantée en Basse-Normandie, s’est formée à la danse classique, au kabuki et au théâtre No. Elle mène depuis 1993 une recherche sur le mouvement. A travers une danse aveugle et ressentie, à la fois déconstruite et linéaire, cette artiste s’impose dans ce spectacle avec une griffe chorégraphique et un style très personnels.

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Vendredi 08 janvier 2010 • 20h00

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Crédits photos : ©Virginie Meigné

« Comme si elle irradiait l’espace scénique de sa présence, son corps d’insecte tient le spectateur en haleine. »

 

Les Nouvelles de Falaise, mai 2007

Tarif B
Durée : 45 min

avec le soutien de l’ODIA Normandie / Office de Diffusion et d’Information Artistique de Normandie