C’est l’histoire d’un royaume avec un roi, une princesse et rien d’autre. On pourrait presque trouver ça beau, ce rien. Mais la princesse s’ennuie… Parfois elle soupire, parfois elle crie. Alors elle attrape soupirs et cris et les met en cage. Mais un beau jour, un de ses cris provoque une brèche dans le Pays de rien. C’est par cette faille qu’entrera un jeune garçon qui lui montrera l’envers du décor : des tourbillons, des foules, des gens, des bruits, des villes et des meutes d’enfants. Certains traînent leurs rêves dans de gros sacs parce qu’ils ne veulent pas les lâcher ; d’autres sont devenus enfants squelettes, morts d’épuisement, n’ayant jamais trouvé un endroit pour poser leurs rêves et se reposer. Le texte de Nathalie Papin nous suggère qu’une société qui ne rêve plus, un Pays de rien, comme il en a toujours existé, peut avoir un aspect lisse et rassurant mais s’apparente à l’enfer. Le monde décrit s’exprime ainsi à travers des vécus particuliers mais aussi à travers l’Histoire dans laquelle, au sein du spectacle, les individualités s’inscrivent. L’intérêt du Pays de rien est ainsi de mêler la sphère de l’intime à celle du politique. Le défi scénographique du spectacle est aussi simple que redoutable : comment représenter ce territoire vide dans lequel la notion même d’espace semble s’être dissoute ? Comment exprimer ce monde intérieur, impossible à faire disparaître, et qu’on ne peut finalement que cacher ? C’est une scénographie « au noir », c’est-à-dire une obscurité totale, qui a été choisie, de telle sorte que l’horizon, l’écho, les cris ou les couleurs, dans ce Pays de rien, sont toujours prêts à ressurgir.
spectacle à voir en famille, à partir de 7 ans

Crédits photos : ©Eric marynower
« J’ai découvert que l’écriture pour les enfants m’ouvrait un champ d’expérimentation énorme…/… J’ai pu aborder « l’enfance » avec toute la responsabilité que cela implique, et avec la liberté d’écrire des histoires en abordant des sujets que les adultes évitent pour les enfants qui les entourent, comme le suicide de l’enfant, la solitude, l’ambition existentielle de l’enfant… »
Marie Bernanos, 2007
Tarif A
Durée : 1h
Coproduction Compagnie Les Veilleurs - Espace 600, Scène régionale jeune public de Grenoble.
Théâtre du Château, Place Isabelle d'Orléans et Bragance 76260 Eu - Tél : 02 35 50 20 97 • Fax : 02 35 06 07 64 • Email : contact@theatreduchateau.fr • Réalisation : ediPOP